Al-Hassan Al-Basri sur le fait de se rebeller contre le gouverneur
Al-Ash’ath a dit :
« J’étais chez Al-Hassan lorsqu’un homme jaunâtre, qui avait l’air d’être un habitant de Bahrayn, rentra chez lui et dit :
Ô Abou Sa’id (Surnom de Al Hassan Al Basri) ! Je voudrais te questionner au sujet des dirigeants » Il (l’homme) dit :
« Que penses-tu de nos chefs d’état ? »Il dit : « Il se tu un moment et dit :
Et que puis-je dire à leur sujet, alors qu’ils se chargent de cinq choses qui nous concernent :
La prière du vendredi,
les prières en groupe,
le butin,
les frontières
et les exécutions.
Par Allah ! La religion ne peut être bien sans celles-ci, même s’ils tyrannisent et qu’ils sont injustes.
Par Allah ! Allah corrige par leur intermédiaire plus qu’ils ne pervertissent.
Par Allah leur obéir est une joie et se séparer d’eux, est une mécréance. »
Il a dit : L’homme dit alors :
« Ô Abou Sa’id ! Par Allah ! Je possède beaucoup d’argent et en avoir deux fois plus ne me réjouirant pas [autant que je suis], car je n’ai jamais entendu de toi ce que je viens d’entendre, qu’Allah te donne une belle récompense pour la religion et ses partisans. »
Tiré de "Al-Hassan Al-Basri" de Ibn Al-Jawzi, édition Sabil, p.164-165